Chaque année, avec l'arrivée de janvier, nous répétons un ancien rituel : nous créons une liste de résolutions du Nouvel An. Nous promettons de changer nos habitudes, d'améliorer notre qualité de vie, de prendre des décisions que nous avons reportées. Mais nous nous arrêtons rarement pour penser d'où vient cette tradition et pourquoi elle reste si présente dans nos vies.
Plus qu'une simple liste de souhaits, les résolutions du Nouvel An révèlent quelque chose de profondément humain : l'impulsion irrésistible de recommencer. Et en ce qui concerne notre foyer, le désir de renouveler l'espace où nous vivons et, si souvent, de changer de maison, de contexte et de chapitre. Qui n'a jamais ressenti cet appel intérieur ?
Une tradition de plus de 4 000 ans

Les résolutions du Nouvel An ne sont pas une invention moderne ni un phénomène des réseaux sociaux. Leur origine remonte à la Babylonie antique, environ 2000 ans avant Jésus-Christ.
Durant le festival de l'Akitu, qui marquait le début de la nouvelle année agricole, les Babyloniens faisaient des promesses solennelles à leurs dieux. Ces promesses étaient concrètes et pratiques : payer les dettes, rendre les objets empruntés et tenir les engagements pris. On croyait que respecter ces promesses garantissait protection et prospérité tout au long de l'année suivante.
Dès le début, donc, les résolutions étaient liées à 3 idées essentielles : responsabilité, équilibre et préparation pour un nouveau cycle.
Le symbolisme du recommencement dans la Rome antique

Plus tard, dans la Rome antique, le Nouvel An a acquis une signification symbolique encore plus forte. Le mois de janvier était dédié au dieu Janus, représenté avec deux visages : l'un tourné vers le passé et l'autre vers le futur.
C'était un temps de bilan et de réflexion. Les Romains évaluaient les décisions prises, reconnaissaient les erreurs et prenaient des engagements pour agir mieux. Quelque chose que nous devrions tous faire non seulement année après année, mais aussi dans chaque projet professionnel ou relation. Le Nouvel An devenait ainsi un moment de conscience et d'intention, quelque chose qui, au fond, continue à définir les résolutions jusqu'à aujourd'hui.
C'était un temps de bilan et de réflexion.
Les anciens Romains faisaient une pause pour évaluer les décisions de l'année écoulée, reconnaître les erreurs commises et renouveler l'engagement d'agir mieux.
Quelque chose que nous ferions tous bien de pratiquer, non seulement d'année en année, mais dans chaque projet professionnel ou relation importante de notre vie. En résumé, pour les Romains, le Nouvel An était vraiment un moment sérieux : s'arrêter pour réfléchir, prendre conscience et définir des intentions claires. Et cette tradition, au fond, est la même qui nous inspire encore aujourd'hui à formuler les résolutions avec lesquelles nous accueillons chaque nouvelle année.
De la dimension spirituelle à la vie moderne
Au Moyen Âge, cette pratique a été absorbée par la tradition chrétienne, prenant un caractère plus spirituel et moral. Les promesses n'étaient plus faites aux dieux mais à soi-même : améliorer les comportements, renforcer les valeurs, vivre de manière plus alignée avec ses propres principes.

Avec le temps, les résolutions sont devenues plus personnelles et pratiques : santé, famille, carrière, stabilité financière et, inévitablement, logement.
Pourquoi continuons-nous à prendre des résolutions du Nouvel An ?
Bien que nous vivions dans un monde très différent de celui de la Babylonie ou de Rome, la motivation reste la même. Le Nouvel An fonctionne comme un repère psychologique puissant.
Changer coûte moins cher lorsque nous le voyons comme le premier paragraphe d'un chapitre qui n'a pas encore été écrit.
Il y a une frontière symbolique entre l'« avant » et l'« après » qui nous pousse à agir différemment. Au fond, les résolutions ne sont que cela : une déclaration sincère que nous voulons vivre mieux dans le cycle qui suit.

Et qu'est-ce que cela signifie vivre mieux ? Pour beaucoup, plus de confort, plus d'espace, un emplacement privilégié et une qualité de vie supérieure, des raisons qui, au fond, expliquent la grande majorité des changements de maison.
La maison comme résolution du Nouvel An
En pratique, beaucoup des résolutions les plus courantes finissent par converger vers un point central : le lieu où nous vivons. Une maison n'est pas seulement un bien immobilier. C'est l'espace où notre famille grandit et où la vie se déroule : dans les gestes simples du quotidien, les routines, les relations et les plans pour l'avenir.

Je témoigne cela fréquemment : lorsque quelqu'un décide de « changer de vie », il y a presque toujours une dimension d'espace et de maison dans ce désir. Et ce n'est pas un hasard si tant de résolutions se traduisent par des décisions telles que :
- Acheter la première maison et enfin cesser de payer un loyer
- Déménager dans une maison plus grande pour accueillir la croissance de la famille ou avoir un bureau dédié au télétravail
- Déménager dans une maison plus petite pour simplifier la vie, réduire les dépenses et gagner plus de liberté
- Déménager dans une zone plus tranquille, éloignée du centre, en quête de paix, de nature et de qualité de vie
- Déménager dans une maison avec jardin, piscine ou terrasse spacieuse, pour profiter davantage de l'espace extérieur
- Déménager dans un quartier plus dynamique, plein de boutiques, de culture, de restaurants et de vie nocturne
- Déménager dans un lieu plus proche du travail ou avec de meilleurs transports, pour gagner du temps
- Laisser derrière un espace chargé de souvenirs difficiles (divorce, deuil, etc.) et commencer un nouveau chapitre
- Déménager dans une maison plus moderne et technologique (domotique, confort, efficacité énergétique et acoustique)
- Investir dans l'immobilier pour une plus grande sécurité financière et stabilité à long terme
Tout comme dans les résolutions anciennes, il y a aussi ici l'idée de fermer un cycle et en ouvrir un autre, de manière consciente et structurée.
Pourquoi tant de résolutions restent-elles en chemin ?
C'est vrai : la plupart des résolutions du Nouvel An ne survivent pas au premier trimestre. Des études et des statistiques récentes montrent qu'environ 80% des personnes abandonnent leurs objectifs d'ici février, et beaucoup n'arrivent même pas à la fin de janvier. Mais pourquoi ?
En ce qui concerne la résolution de déménager, l'une des résolutions les plus ambitieuses, les obstacles sont encore plus grands.
En 2026, le marché immobilier au Portugal ne facilite pas cette résolution. Nous parlons d'un objectif qui implique beaucoup d'argent, de bureaucratie et d'émotions, et le contexte actuel rend tout plus difficile :
- Prix encore élevés et marché compétitif → En 2025, les prix des maisons ont atteint des records (augmentations allant jusqu'à 17,7% certains trimestres, avec une médiane autour de 3.019 €/m² à la fin de l'année). Pour 2026, on s'attend à une stabilisation ou à des augmentations plus modérées, mais l'offre reste limitée dans les zones les plus demandées. Trouver « la » maison prend des mois, et souvent, nous perdons des opportunités au profit d'autres acheteurs.
- Coûts supplémentaires et surprises financières → Bien que les taux d'intérêt soient historiquement bas, les mensualités des crédits immobiliers augmentent légèrement en janvier (l'Euribor à 12 mois s'est fixé à 2,267%, avec de petites augmentations dans certains contrats). Il y a aussi le retour de la commission pour remboursement anticipé, l'augmentation de l'IMI sur les nouvelles maisons et les loyers qui augmentent de 2,24%. Ceux qui n'ont pas une réserve financière suffisante finissent par reculer.
- Processus long et épuisant → Visites, négociations, approbation de crédit, acte de vente... cela peut prendre 6 à 12 mois. Au milieu, la fatigue émotionnelle surgit : « est-ce que ça vaut la peine ? ».
- Attachement émotionnel et peur du changement → Quitter une maison pleine de souvenirs (bons ou mauvais) est plus difficile qu'il n'y paraît. Beaucoup reportent car « ce n'est pas encore le bon moment ».
- Contexte économique incertain → Avec la crise du logement encore présente, de nombreuses familles sentent que les revenus ne suivent pas les prix. La résolution est reportée « à l'année prochaine ».
À mon avis, le problème réside rarement dans la volonté. Il est surtout dans la façon dont les décisions sont prises. Les résolutions échouent lorsqu'elles sont vagues, trop ambitieuses, ou lorsqu'elles n'ont pas de plan et qu'il n'y a pas de soutien et d'accompagnement.
Il en va de même dans l'immobilier. Changer de maison ou investir ne doit pas être une impulsion de Nouvel An, mais une décision bien informée, soutenue par une connaissance du marché et un accompagnement professionnel.
Commencer l'année avec les bonnes décisions
Les résolutions du Nouvel An existent depuis des milliers d'années car elles répondent à un besoin humain profond : la volonté d'améliorer la vie par des choix conscients.
Si l'une de vos résolutions est de changer de maison, vendre un bien immobilier ou investir dans l'immobilier, ce pas mérite du temps, de la réflexion et un soutien spécialisé.
Chaque changement doit être fait avec confiance, transparence et stratégie, pour que la nouvelle année ne soit pas seulement un recommencement symbolique, mais un changement réel et durable.
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